19.05.15 inauguration mur escalade

Patrick Batoufflet, 1er adjoint chargé de la culture, des sports et des jumelages, inaugure le mur

Le 19 septembre 2015, à l’occasion des Fêtes de la Saint-Côme et Saint-Damien, la Municipalité a eu le plaisir d’inaugurer le nouveau mur d’escalade « Chantal Mauduit », conçu dans une démarché participative avec le club d’escalade de la MJC, les enseignants du collège Jules Verne et le service des sports.

Villebon, une ville pionnière dans l’escalade depuis 1987

Jusqu’à la fin du XXème siècle, l’escalade était exclusivement associée à l’alpinisme et aux activités de varappe.  Il faudra attendre 1969 pour voir se construire le premier mur d’escalade, à l’université de Leeds en Grande Bretagne : il s’agissait alors simplement de blocs de rochers que des grimpeurs avaient scellés dans un couloir de leur faculté. Mais par la suite, les progrès rapides de la construction des murs comme leur prolifération ont rendu ce sport accessible à des milliers de citadins.

Villebon-sur-Yvette a été l’une des premières communes françaises à répondre à la demande des grimpeurs de disposer de sites d’apprentissage et d’entraînement puisque c’est en 1987 que nous avons inauguré notre premier mur situé à cet endroit-même dans le gymnase Lionel Terray.

Mais les techniques évoluant, et malgré des améliorations apportées en 1997, notre mur ne répondait plus aujourd’hui aux besoins exigeants d’une activité moderne.

Une forte demande des clubs et des scolaires, associés par l’équipe municipale à la conception.

Si le Club de la MJC Boby-Lapointe reste l’un des utilisateurs majeurs avec des sportifs de tous niveaux, les scolaires ont trouvé dans cette discipline des avantages sportifs et éducatifs justifiant la mise en œuvre de cycles d’apprentissage dans les écoles élémentaires comme au Collège. A titre d’exemple, l’association sportive du Collège propose une activité d’escalade à plus de trente jeunes chaque jeudi soir.

C’est pourquoi la Ville a répondu à la demande de construction d’un nouvel équipement et  souhaité, dès le travail de conception, associer les utilisateurs à sa réalisation. Une démarche participative à laquelle ont pris part le club d’escalade de la MJC, les enseignants du collège et le service des sports.

La nouvelle structure offre un espace d’apprentissage et d’entraînement riche et varié dans un environnement sécurisé, fermé par un filet. Le nombre de voies d’escalade a été sensiblement augmenté et les différents profils tels que les inclinaisons positives ou négatives, les ruptures de pente et autres toits permettront à chacun de progresser à son rythme propre, qu’il soit débutant ou déjà chevronné.

La Municipalité a souhaité dénommer ce nouveau mur : Chantal Mauduit.

Chantal Mauduit, une femme exceptionnelle

Née à Paris en 1964, elle s’attaque à ses premiers sommets alpins dès l’âge de 15 ans et excelle dans des ascensions de plus en plus difficiles. Après avoir vaincu plusieurs sommets de la cordillère des Andes, elle décide en 1992 de s’attaquer aux 14 sommets de plus de 8 000 mètres de l’Himalaya en style alpin, sans oxygène. Après avoir vaincu 6 d’entre eux, elle perd connaissance dans l’Everest et elle est sauvée in extremis par une cordée voisine.

En 1998, alors qu’elle effectue par un temps exécrable l’ascension du Dhaulagiri (8 167 m), elle est retrouvée morte dans sa tente avec son sherpa, probablement victime d’une avalanche de pierres ou de glace.

Chantal Mauduit s’était beaucoup impliquée dans la cause Tibétaine. Après sa mort, une association a été créée pour perpétuer la mémoire de cette femme exceptionnelle et venir en aide aux enfants Népalais, notamment dans le domaine de l’éducation.

Ainsi, après Marie Marvingt dont notre troisième gymnase porte le nom, la Municipalité a souhaité rendre hommage à l’une de ces femmes exceptionnelles que l’Histoire a trop tendance à oublier.