http://etudesetchantiers.org/projet/27-solicycle-les-ulis

Lors du Conseil municipal du 2 février 2017, les élus de la minorité ont refusé de soutenir une délibération sur l’aide à l’électrification des vélos par un mouvement national d’Éducation populaire. Une décision emprunte de sectarisme, d’hypocrisie et d’incompétence.

Un partenariat favorable aux circulations douces et à l’insertion sociale

L’étude de l’aide à l’acquisition de vélos électriques faisait partie du programme de mandature des élus de la liste majoritaire « Villebon Avec Vous ». Comme nous en avons l’habitude, nous avons tenu cet engagement en lançant une réflexion sur le meilleur dispositif possible, qui réponde à la fois aux besoins des villebonnais et qui ne s’apparente pas à une subvention indue à telle ou telle entreprise de vélo.

La solution retenue, votée par la majorité municipale, est celle d’un partenariat avec « Études et Chantiers », un mouvement national d’Éducation populaire composé d’associations régionales, qui mettent en œuvre des actions ayant le double objectif de la progression sociale des individus et l’amélioration des espaces de vie dans une démarche de développement durable.

La convention, qui entrera en vigueur en avril 2017, prévoit qu’une aide, fixée à 400 euros maximum par électrification, sera accordée à tout villebonnais résidant sur la commune depuis au moins 6 mois dans la limite de deux subventions par foyer. En cas d’impossibilité d’électrification, des solutions alternatives – dont des vélos déjà électrifiés par leurs soins – seront proposées.
C’est un effort conséquent que la commune engage en faveur de l’électrification des vélos puisqu’elle a prévu une enveloppe totale de 12 000 euros sur l’année 2017.

Plutôt que de soutenir, le PS villebonnais a préféré son activité favorite : parler pour ne rien dire

Au moment du vote de cette convention dont on voit difficilement le caractère polémique, les élus socialistes ont refusé de voter POUR. Pour tenter de justifier ce choix incompréhensible, ils ont déroulé, comme à leur habitude, non pas une vision alternative mais un argumentaire politicien consistant à faire un procès d’intention à la majorité, se plaignant que c’était faire bien peu pour les circulations douces.

Par sectarisme, les socialistes ont totalement oublié de replacer cette mesure dans l’ensemble des politiques municipales menées depuis des années pour réguler le stationnement au profit des piétons, la circulation au profit des vélos, favoriser les transports en commun par le Ptit Bus gratuit du mercredi, sécuriser et développer les itinéraires piétons etc…

Par hypocrisie, ils dénoncent le montant de l’enveloppe d’aides prévues – trop faible selon eux – mais se gardent bien de rappeler que Villebon vit avec 4 millions d’euros de moins qu’il y a trois ans à cause des décisions prises par leurs amis du gouvernement et de l’Assemblée nationale.

Par incompétence, ils formulent des propositions qui soit ne sont pas de la compétence de la commune – financer des parkings de vélo sur les gares RER se trouvant hors de la ville et dépendant de la région – soit qui défient le bon sens, comme interdire pendant une journée la circulation automobile dans tout Villebon, « comme à Paris ». Dans une ville en pente telle que la nôtre, les personnes à mobilité réduite apprécieront…

Bien qu’anecdotique, ce débat fut l’occasion pour le PS villebonnais d’illustrer sa totale méconnaissance des dossiers, son hermétisme au bon sens et sa préférence pour la dénonciation plutôt que pour l’action concrète au service des villebonnais.

Crédit photo : http://etudesetchantiers.org/projet/27-solicycle-les-ulis