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Plutôt que de réformer l’appareil d’Etat pour réaliser suffisamment d’économies, le Gouvernement a décidé depuis 2014 d’assécher les dotations aux collectivités locales tout en leur transférant de nouvelles dépenses. Nouveauté de l’été 2016 : non seulement des villes comme la nôtre n’auront plus de dotation, mais encore elles devront payer une nouvelle taxe !

Une nouvelle taxe sur les budgets de collectivités bien gérées pour renflouer un Etat mal géré

En plein été, le 18 août 2016, le Gouvernement a fait passer une taxe appelée « Prélèvement sur fiscalité au titre de la contribution au redressement des finances publiques ». L’Etat pioche donc dans les budgets de certaines collectivités locales pour réduire son propre déficit, creusé tant par l’absence de réformes courageuses que par une succession récente de « cadeaux » électoralistes à l’approche des élections de 2017.

En Essonne, quatre villes seront concernées par cette nouvelle taxe : Saint-Aubin, Villejust, Villiers-le-Bâcle et Villebon-sur-Yvette. Notre ville se verra ainsi privée purement et simplement de la somme de 23 321 €.

Certes, cette somme ne met pas nos finances en danger, mais symboliquement, cela n’envoie pas un bon signal aux communes qui font des efforts de gestion pour stabiliser la fiscalité, réduire leur dette, et rénover les services publics de proximité. D’autant plus que face aux milliards du budget de l’Etat, les sommes récoltées ne changeront rien…

Une succession de mauvais coups de l’Etat anticipés et surmontés par Villebon

Cette taxe supplémentaire n’est que le dernier exemple d’une série de mauvais coups infligés par l’Etat aux collectivités locales depuis plusieurs années. Rien que pour Villebon, la dotation globale de fonctionnement (DGF), que l’Etat nous doit pour couvrir les dépenses qu’il nous a transférées, est passée de 1,2 millions d’euros en 2013 à… 0 euro en 2016 !

Cette annonce de réduction à néant de notre DGF étant intervenue en cours d’année, l’Etat nous a déjà versé pour les quatre premiers mois de l’année 152 000 €… qu’il devra nous reprendre au titre de « trop perçu ». Un bel exemple de non-anticipation de la part de l’administration. Heureusement, l’équipe municipale avait prévu le coup et mis de côté cette somme.

Il faudra apprendre à vivre avec plus d’un million d’euros en moins, et même vivre avec des taxes en plus. L’équipe municipale a d’ores et déjà pris des mesures pour anticiper ces mauvais coups, tout en poursuivant la baisse de la dette communale (-3,7 millions d’euros depuis 2014) et la stabilité des taux d’impôt communaux (au plus faible niveau des 35 villes de l’Essonne de plus de 10 000 habitants).

Crédit photo : LP/Olivier Boitet