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de g. à dr. : Michel Sinotti, Dominique Fontenaille, Daniel Gautier, Aurélie Wicherek-Joly et Victor Da Silva

Depuis deux ans, plutôt que d’assumer ses responsabilités, le gouvernement de M. Hollande a choisi de faire porter l’essentiel des efforts budgétaires sur les communes, bien que celles-ci aient une responsabilité nulle dans l’augmentation chronique de la dette de la France, leur budget étant astreint à l’équilibre par la loi.

Ce choix – d’autant plus facile pour le gouvernement qu’il transfère la prise de décisions impopulaires vers les élus locaux majoritairement d’un autre bord politique que le sien – se traduit par des baisses successives drastiques des dotations que l’Etat verse aux collectivités pour remplir ses missions à sa place. Pour autant, les missions demeurent et même augmentent, à l’exemple des nouveaux rythmes scolaires qui coûtent à Villebon 300 000 euros par an. L’Etat se décharge toujours plus de ses responsabilités sur les collectivités en leur donnant toujours moins de moyens.

Toutes les communes voient leurs ressources de fonctionnement fondre comme neige au soleil et leur budget de plus en plus difficile à boucler. Villebon n’échappe pas à cette réalité : en 2015, nous avons dû trouver 1,61 million d’euros d’économies ; en 2016, nous devrons trouver 1,2 million d’euros supplémentaires.

Ces économies se réalisent sans impacter les priorités politiques que l’équipe municipale a fixées lors de la dernière campagne municipale : le scolaire, l’action sociale et la vie associative. Par ailleurs, conformément aux engagements pris, elles sont réalisées sans augmentation d’impôts et sans empêcher la réduction de la dette.

Par conséquent, ces économies sont réalisées sur le fonctionnement quotidien des services municipaux. Dans un esprit de solidarité, le Maire et ses adjoints ont décidé unanimement de diminuer leurs indemnités de 15% à partir de 2015. Les élus doivent montrer l’exemple et vivre en cohérence avec les principes de bonne gestion qu’ils défendent. C’est ce qui se passe à Villebon.