Daniel Gautier, caisse des Ecoles

Quand le PS de Villebon écrit dans sa tribune pour le magazine municipal « Rythmes scolaires : 2 jours pour revenir aux 4 jours », il écrit une contre-vérité grossière qui fait offense à l’intense travail mené sur six semaines par les services municipaux de Villebon et par les acteurs de l’éducation.

Pour rappel, en 2013, le gouvernement de François Hollande avait imposé aux communes d’instaurer dans les écoles maternelles et élémentaires une semaine de 4 jours et demi, avec de nouvelles activités périscolaires (NAP) les après-midis. Cette réforme a engendré un surcoût pour Villebon de 300 000 euros par an.

A la mi-mai 2017, le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, dans la continuité des annonces du nouveau Président de la République, Emmanuel Macron, a confirmé sa volonté de donner aux communes la liberté de retourner à la semaine de 4 jours et annoncé un décret précisant les détails ultérieurement.

La majorité a pris le sujet à bras le corps dès le 18 mai 2017. Elle a chargé Daniel Gautier, adjoint aux affaires scolaires, de piloter une mission d’évaluation sur ce sujet en association avec les professionnels de la Ville, les parents d’élèves et les enseignants. Ses conclusions ont été rendues mi-juin, soit six semaines plus tard.

Le retour à la semaine de 4 jours plébiscité par une majorité d’enseignants, de parents et de partenaires

Quel fut le résultat de cette consultation ? Le retour à la semaine de 4 jours a été très majoritairement plébiscité par les parents, la communauté éducative et les partenaires des activités périscolaires. En effet, si des points positifs ont pu être soulevés sur la semaine de 4,5 jours, notamment la qualité, l’encadrement et la gratuité des NAP proposées par la mairie, les acteurs consultés ont fait remonter à Daniel Gautier de nombreux points négatifs.

Les enseignants s’inquiétaient de voir que la réforme – contrairement aux promesses de François Hollande relayées par le PS villebonnais – avait accru la fatigue des enfants, rendu les études du soir plus difficiles et causé chez certains d’entre eux une confusion entre l’espace de travail et l’espace de jeu lorsque des salles étaient utilisées tour à tour pour les cours puis pour les activités péri-scolaires.

Quant aux parents, ils ont mis en avant la difficulté d’organiser les activités de leurs enfants le mercredi après-midi, la multiplication des temps de transport et le nombre trop important de référents dans une seule journée.

De son côté, le personnel d’entretien, de ménage et de maintenance a souligné le fait que les locaux nécessitaient un entretien beaucoup plus fréquent, à des horaires différés et un temps insuffisant pour remettre en place les locaux. Des considérations pratiques que le PS prend visiblement de haut

En votant « contre », le PS villebonnais méprise les remontées de terrain.

Grâce à l’effort d’anticipation et de concertation de la majorité municipale et des services, aucun agent public impliqué dans les NAP n’a été licencié. Tous les parents qui pouvaient connaitre des problèmes d’organisation se sont vus offrir des solutions. Quant aux enfants, ils bénéficient à nouveau de l’Ecole municipale des Sports le mercredi pour découvrir de nouvelles activités tout au long de l’année.

L’opposition PS reproche péremptoirement à la majorité d’avoir réagi trop vite et oublié l’intérêt des enfants, mais qu’aurait-elle fait à sa place ? Vu ses écrits et son vote « CONTRE », il y a tout lieu de penser qu’elle n’aurait pas saisi cette opportunité offerte par l’Etat, n’aurait donc consulté personne et se serait contentée de ce statu quo majoritairement jugé insatisfaisant pour les enfants.

La surdité du PS villebonnais aux remontées de terrain – pourtant décrites en détail par Daniel Gautier en conseil municipal – est une illustration parmi tant d’autre de sa déconnexion avec les habitants. Les Villebonnais ne s’y sont pas trompés dans le passé, ils ne s’y tromperont pas dans l’avenir.

Crédit photo : Daniel Gautier, adjoint aux affaires scolaires, à la fête de la Caisse des Ecoles, 4 mars 2017, Mairie de Villebon-sur-Yvette