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L’adoption de cette participation citoyenne illustre le respect par la majorité municipale de son engagement de campagne de développer toute mesure de proximité de nature à prévenir les cambriolages. Ce débat fut aussi l’occasion pour l’opposition PS de montrer son vrai visage : soupçonneuse envers les villebonnais et dédaigneuse envers les questions de sécurité.


La connaissance par la population de son territoire, et par conséquent des phénomènes de délinquance susceptibles de s’y produire, permet de développer des modes d’action et d’information des forces de l’ordre innovants. De nombreuses villes, toutes tendances politiques confondues, tentent donc d’associer plus étroitement leurs habitants à la protection de la tranquillité publique.

C’est pourquoi la majorité municipale de Villebon a voté un dispositif participatif innovant lors du Conseil municipal du 21 décembre 2017, après que ce dispositif a été approuvé à l’unanimité par le Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CLSPD) le 14 novembre dernier, en présence du sous-préfet de Palaiseau.

Une participation citoyenne en lien étroit avec les forces de l’ordre

Dans le cadre de cette participation, les habitants qui le souhaitent pourront se porter volontaires pour être désignés comme « habitants-relais ». Ils seront sensibilisés aux phénomènes de la délinquance au cours de réunions publiques organisées conjointement par le maire et le commandant de la brigade de Gendarmerie de Palaiseau.

L’action participative des habitants-relais est très précisément encadrée par la convention. Elle consistera en deux points :

  • un rôle d’information ou d’alerte chaque fois qu’un fait ou un événement est de nature à troubler la tranquillité publique ;
  • un relais de l’action de la gendarmerie nationale et de la police municipale auprès de la population, favorisant ainsi la diffusion de conseils préventifs pour lutter plus particulièrement contre la délinquance d’appropriation (cambriolages) et les dégradations.

La liste définitive des volontaires sera arrêtée par le Maire après avis de la Gendarmerie Nationale.

Un dispositif qui ne remplacera en aucun cas l’action de la gendarmerie ou de la police municipale

Tout dans la définition de ce dispositif écarte le risque d’un quelconque abus d’autorité par les habitants-relais. Il exclut explicitement l’organisation de toute patrouille ou l’intervention à l’initiative des résidents.

Le seul rôle des habitants-relais sera de transmettre à la police municipale ou à la gendarmerie nationale toutes les informations qu’ils estiment devoir porter à la connaissance de leurs interlocuteurs, sous réserve qu’elles respectent les droits fondamentaux individuels et ne revêtent aucun caractère politique, racial, syndical ou religieux.

Un habitant-relais qui se laisserait aller à des dénonciations abusives ou discriminatoires sera immédiatement exclu du dispositif par le maire.

Afin de fluidifier et harmoniser le dispositif, des réunions d’évaluation, rassemblant le maire, les représentants de la commune, la police municipale, le commandant de la brigade de Palaiseau, les correspondants Gendarmerie et le référent sûreté du groupement, seront organisées deux fois par an, voire davantage en cas de besoin précis (phénomène en série…).

La majorité choisit la prévention et la confiance envers les habitants, le PS villebonnais préfère le laxisme et le soupçon

Alors que de nombreuses villes, de droite comme de gauche, ont fait le choix d’adopter des dispositifs similaires, le PS villebonnais a décidé de voter contre la signature de cette convention et, pour se justifier, a eu recours aux clichés les plus éculés.

Il a caricaturé le dispositif en dressant un parallèle grossier avec les brigades armées d’auto-défense présentes dans certains voisinages anglo-saxons. Il est pourtant écrit noir sur blanc et à plusieurs reprises que ce dispositif ne se substitue en aucune façon à l’action des forces de l’ordre. Par ailleurs, loin d’avoir été élaboré par la seule commune de Villebon, ce texte a été approuvé unanimement par la préfecture et la gendarmerie.

Le PS a par la suite agité le soupçon que les habitants-relais se transformeraient à un moment ou un autre en délateurs abusifs. C’est pourtant précisément ce que le dispositif évitera, en organisant sous le contrôle du maire et de la gendarmerie une sélection des habitants-relais basée sur leur attitude raisonnable, leur bonne foi et en leur prodiguant des conseils pour différencier les risques pertinents des évènements anodins. Le PS choisit de soupçonner les villebonnais a priori, la majorité municipale préfère leur faire confiance.

De plus, succombant à un bureaucratisme qui tue tout bon sens, le PS a suggéré que soit délivré aux habitants-relais un récépissé ou une carte spécifique pour « attester leur légitimité ». Soupçon, encore ! La gendarmerie et la préfecture ont préconisé… exactement l’inverse ! En effet, de tels signes distinctifs pourraient générer un orgueil mal placé des détenteurs, ce que le PS faisait justement mine de dénoncer. A l’incompétence s’ajoute l’incohérence.

Enfin, au comble du laxisme et du dédain pour les questions de sécurité, le PS villebonnais a suggéré qu’un dispositif de prévention n’était pas vraiment nécessaire, la commune n’étant pas plus touchée qu’ailleurs par la délinquance.

La majorité municipale, à l’inverse, considère qu’il faut toujours chercher à s’améliorer. Toute innovation pour associer les habitants à la protection de la tranquillité publique et les rapprocher de l’action des forces de l’ordre va dans le bon sens.